Tuesday, August 31, 2010

Gabon : 41,8 millions d’euros de perte opérationnelle à Maurel & Prom

La junior française du pétrole, Maurel & Prom, a publié le 27 août une perte opérationnelle de 41,8 millions d’euros au premier semestre 2010 contre 5,9 millions de bénéfices l’année dernière à la même période. Une perte qui s’explique coûts d'exploration élevés.
© D.R.
Dans un communiqué publié le 27 août, la compagnie pétrolière Maurel & Prom a annoncé un résultat net de 51 millions d'euros au premier semestre 2010 contre 2 millions un an plus tôt. Le résultat opérationnel accuse en revanche une perte de 41,8 millions contre 5,9 millions de bénéfices en 2009 à la même période.

Le groupe pétrolier a également indiqué qu'il prévoyait une hausse significative de sa production et de ses réserves au cours des prochains mois. Déficitaire en 2009, Maurel & Prom avait fait savoir au printemps qu'il prévoyait un retour aux bénéfices en 2010 grâce notamment à une augmentation prévisible de sa production au Gabon et au Nigeria, où le groupe pétrolier est en train de se recentrer.

«La fin de l'exercice 2010 verra une diminution progressive des efforts d'exploration à haut risque», a souligné le groupe français. «Les récents développements au Gabon (...), associés à l'entrée dans le périmètre du Nigeria vont permettre au groupe d'accroître significativement sa production et ses réserves dans les prochains mois», a-t-il ajouté, après l'acquisition de puits pétroliers au Nigeria fin juillet par la société Seplat, dont il détient 45% du capital.

Le chiffre d'affaires du groupe au premier semestre, déjà publié, a pour sa part atteint 131,3 millions (+68%). Le groupe, qui avait basé sa stratégie sur la mise en valeur de son domaine d'exploration et la mise en production rapide de ses découvertes, a choisi de s'adapter à la crise en se recentrant sur l'appréciation et le développement de ses ressources, notamment au Gabon et au Nigeria.

source: Gabonews

Saturday, July 17, 2010

News


Jean-Félix Mouloungui peut il sauver l'Entreprise Gabonaise?




Mouloungui à annoncé son plan d'action, « Nous allons développer le tissu économique local. Les PME et PMI n’ont jamais été mises en valeur dans ce pays. Nous allons créer le cadre juridique et fiscal propre à leur développement et veiller à leur compétitivité, notamment en matière de captation des appels d’offres des marchés publics. »

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Indicateurs



Les tendances régressives enregistrées au cours du premier trimestre 2009, se
sont poursuivies au premier semestre dans la quasi-totalité des secteurs d’activité
de l’économie, notamment dans les activités minières, forestières, les branches des
BTP, des matériaux de construction, du commerce et des produits pétroliers.
En effet, dans le secteur primaire, le secteur minier accuse un repli
significatif de la production en raison de la contraction de la demande
internationale et du déstockage des minerais. Le secteur forestier enregistre une
régression notable imputable, entre autres, à la chute des prix du bois et à
l’application de la politique restrictive des quotas auxquels il convient d’adjoindre
le blocage du contreplaqué chinois sur le marché européen pour non certification
aux normes. A contrario, l’on relève une légère amélioration de la production
pétrolière, imputable à la mise en production de nouveaux champs marginaux.
Au niveau du secteur secondaire, outre la chimie, la seconde transformation
des métaux, les matériaux de construction, le caoutchouc naturel et les BTP, les
autres branches sont marquées par la consolidation de leur activité.
Dans le secteur tertiaire, le transport ferroviaire, le commerce et l’hôtellerie
souffrent des effets induits de la morosité de l’activité observée dans les autres
secteurs.

Friday, July 16, 2010



Les filières commerciales des produits vivriers

Les filières commerciales des produits vivriers à Libreville en 2004

Caractérisation des acteurs de la filière et analyse des prix des produits agricoles

FROSIO, Carl, YEMBI Jacques
sous la direction de Christian RENARDET
Libreville, IGAD, Juin 2004.- 86 pages + annexes

Comment nourir une population urbaine en croissance constante, comment les prix se forment ils, quels sont les produits vendus sur les marchés de Libreville et par qui, quelle est la part des produits gabonais dans l'amimen,tation urbaine. ce sont les questions auxquelles cette étude essaye de répondre.

Le secteur est marqué par la coexistence entre la grande distribution (marché de Mbolo) et la vitalité du commerce informel. avec un réseau de marchés, dont le principal, celui de Mont bouet regroupe la moitié des détaillants de la capitale. Marchés couverts et de plein air coexistent. Sur ce marché les légumes fruits traditionnels dominent selon uner étude détaillée par secteur, mais les tubercules, poissons et viandes sont également représentés. Les produits d'origine gavbonaise y représentent la moitié des parrovisionnements, en proportion presqu'équivalente, on retrouve les produits du Cameroun. Les femmes représentent près de 88% des commerçants. La vitalité de ce secteur est boostée par la dégradation du contexte économique national, permettant de faire vivre leur famille. Les 3/4 des détaillants s'approvieionnent chez les grossistes.

Parmi les demandes d'amélioration figurent le développement d'une production locale, l'amélioration du réseau routier et l'instrauration d'une taxe officielle pour lutter contre le caractère arbitraire des taxes actuek

En annexe le relevé des tendances saisonnières des prix des fruits et légumes sur les marchés de Libreville doit permettre de constituer à terme un référentiel des prix pour les acteurs de la filière. Les marchés relevés sont : Mont Bouët, Louis, Lalala, Nkembo, Akébé, Avombam, et Clando à l'extérieur de l'aglomération. La méthodologie : trois commercantes différentes enquêtées par marché sur trois unités de vente. On obtient 9 prix par produit et par marché, ramenés au kilo.

Amarante
Ananas pain de sucre
Arachide coque
Arachide décortiquée
Atanga importé et local
Aubergine amère
Aubergine violette
Avocat importé et local
Banane dessert Gros Michel
Banane dessert petit doigt
Banane plantain
Baselle
Basilic
Carotte
Choux blanc
Ciboule
Concombre
Corrette potagère
Gingembre
Gombo fruit coupé
Gombo fruit entier
Gros ananas
Igname importé
Maïs épi
Maïs farine
Manioc bâton
Manioc Congo
Manioc feuille
Manioc feuille pilée
Manioc foufou

Manioc gari
Manioc tubercule
Ndolé
Oignon vert
Oseille de Guinée
Patate douce
Piment gros
Poireau
Poivron vert

Etude sur le maraîchage périurbain de Libreville.

Janvier-juin 2002. 130p.
(consultable uniquement à l'IGAD)

Etat des lieux du maraîchage périurbain de Libreville centré sur les producteurs dits "indépendants". Enquêtes de janvier à mai 2002 dans une auréole de 20 kms autour de Libreville sur 440 exploitations rassemblant 540 chefs d'exploitation, plus 100 exploitants travaillant dans les périmètres IGAD.

  • Recenser et localiser, évaluer superficies et volumes de production
  • Connaître les caractéristiques socio professionnelles des maraîchers
  • Caractériser les problèmes et contraintes rencontrés
  • Proposer des axes d'intervention pour l'Igad

Surfaces effectivement cultivées en saison des pluies : 75 ha. Le secteur emploie directement 950 personnes à temps plein et crée de nombreux emplois induits. 94% des chefs d'exploitation sont des hommes ; Les maraîchers étrangers en majorité de l'Afrique de l'Ouest représentent 90% des exploitants, la moitié de moins de 35 ans. Le maraîchage constitue l'activité principale de 80% des maraîchers. Le niveau de formation technique des maraîchers est faible , les ¾ se sont formés de façon empirique. Les spéculations sont très diverses mais les cultures les plus pratiquées sont : L'amarante (40% des exploitations), la tomate suivie par le piment, l'oseille, la laitue, le Gombo, la pastèque. Les spéculations majeures sont pastèque, tomate, Gombo, l'oseille et Aubergine blanche. On observe de fortes spécialisations par quartier, par exemple légumes et fruits exotiques à Okala et Agondjé, laitue et condiments à Alibandeng, …

Surfaces rendements et productions annuelles ont été évaluées. Les 75 ha produisent 6525T/an. + 500 T/an des périmètres IGAD. Au total 7000 T/an couvrent 45£ des besoins de Libreville. L'essentiel est revendu aux commerçantes de Libreville.

  • Type de producteurs
  • Fruits et légumes 40%
  • Légumes feuille locaux sur planche 13%
  • Laitue ou aramante sous abri 12%
  • Légumes sous abri 9%
  • Légumes fruits et feuille locaux en extérieur 9%

Le niveau de maîtrise technique, La gestion de la fertilité" est très insuffisante, la lutte phytosanitaire mal maîtrisée, les rotations pas systématiques ou mal choisies, la qualité des semences inégales.

Les contraintes fortes:

  • Insécurité foncière généralisée (- de 10% de propriétaires)
  • Ressources en eau dépendant des saisons, cours d'eau ou marigots pour les 4/5 des exploitants
  • Problèmes de commercialisation avec périodes de saturation
  • Difficultés d'approvisionnement en intrants et petits matériels
  • Manque d'appui technique et financier

Les interventions de l'IGAD

  • Suivi technique et formation professionnelle
  • Structuration du milieu avec la création d'un observatoire économique
  • Jouer un rôle d'interface avec les institutionnels

L'élevage périurbain de Libreville

Analyse d'un secteur hétérogène et marginalisé

BALITEAU, Simon
sous la direction de Christian RENARDET
Libreville, IGAD, Octobre 2001 .- 130 pages

Cette étude présente un état des lieux de la situation de l'élevage dans la province de l'Estuaire et plus particulièrement dans la zone périurbaine de Libreville. Elle a permis

  • Un recensement et la localisation des éleveurs en activité et une typologiue des producteurs
  • L'évaluation des volumes de production
  • Des propositions pour des axes d'intervention
  • Une centaine d'éleveurs indépendants et 156 ateliers d'élevage ont été recensés. L'é levage porcin et l'aviculture représentent 70% des exploitations autour de Libreville, soit 80% des éleveurs; Les 2/3 ont recours à de la main d'oeuvre permanente, composée de non gabonais formés sur le tas, par contre les 2/3 des chefs d'exploitation sont des gabonais entre 40 et 60 ans. Plus de 60% sont des doubles actifs, d'ou une présence sporadique sur leur lieu d'exploitation. Seuls 20% d'entre eux ont reçu une formatrion en zootechnie.

    Ce sont les quartiers péri-urbains qui rassemblent les 2/3 des élevages. Il s'y exerce une pression foncière forte et ils manquent d'infrastructures de transports.

    Pour chaque spéculation, les productions suivantes ont été estimées

    • 110 000 poules pondeuses et 17 millions d'oeufs représentent plus du 1/3 de la production locale (complétée par celle de la SMAG) ; Libreville est autosuffisant en oeufs
    • La production en produits carnés, soit 826 tonnes, représente moins de 10% des besoins, et la quasi totalité de la viande bovine est importée
    • Lla fumure organique des activités d'élevage est utilisée par les exploitations maraichères.

    On peut penser que 30% des élevages sont pérennes, et 17% auront des difficultés à se développer. Près de la moitié risquent de se retrouver en situatiion difficile. Les principaux problèmes sont :

    • Le niveau de performance technique
    • Le manque de moyens financiers
    • Rapport définitif du projet Diagnostic de la filière riz au Gabon

      IRAF Institut de recherches agronomiques et forestières
      Léon NGUIMBI, resp
      Libreville février 2004 .- 60 pages
      Financement de l'ADRAO Association pour le développement de la Riziculture en Afrique de l'Ouest

      Le Gabon illustre bien la problématique des pays africains, dans une situation d'importateurs rendant leurs économies dépendantes de l'extérieur pour la satisfaction de leurs besoins en riz. La consommation moyenne du pays est estimée à plus de 40 000 tommes de riz, soit environ 39 kgs par personne et par an. Les prix, les facultés de conservation et de cuisson du produit, le conditionnement mais surtout la compétitivité du riz par rapport aux féculents traditionnels (manioc et banane) expliquent cette hausse de la consommation. En corrélation avec leurs revenus, les populations urbaines à faible pouvoir d'achat se déportent facilement des féculents traditionnels vers le riz. En terme caloriques, les 1000 calories de riz valent 81 FCFA contre 128 FCFA pour le bâton de manioc et 358 FCFA pour la banane plantain.
      La production gabonaise de riz avoisine faiblement les 500 tonnes de riz décortiqué par an. Ainsi le Gabon importe en moyenne depuis le milieu des années 80 près de 55 000 tonnes de riz blanc. L'importation et la distribution sont contrô lés par des groupes à ramifications politique et multinationale qui profitent de la libéralisation du secteur et des prix pour diversifier leurs sources d'approvisionnement.

      Le souci de la sécurité alimentaire rend nécessaire de diversifier les sources d'approvisionnement du Gabon tout en recherchant .les contraintes naturelles et humaines , facteurs explicatifs de la stagnation de la production locale.

      L'étude a été conduite d'octobre 2002 à avril 2003 sur 180 ménages et 25 entreprises importatrices dans les provinces de l'Estuaire (Libreville ;.de l'Ogooué maritime (port Gentil) et du Woleu Ntem, autour de la consommation et de la commercialisation. Pour la production l'étude n'a concerné que la province de l'estuaire (complexe d'Atok).. Une étude documentaire a précédé l'étude proprement dite.

      La riziculture fluviale est l'apanage des paysans alors que la riziculture irriguée relève du secteur agroindustriel. Au niveau paysan, la part du riz dans le revenu paysan est insignifiante. Le système de culture pratiqué est de type extensif sur brûlis. L'absence de techniques de fertilisation et l'usage d'outils rudimentaires entraînent de faibles rendements.

      Le système agro industriel est calqué sur le modèle chinois ; sur la base du salariat, la terre appartenant à l'état. Les problèmes de financement, le manque de motivation, la mauvaise adéquation du sol gabonais à la culture du riz expliquent les mauvais résultats de ces porjets. En fait les salariés retournent à des pratiques de culture en auto subsistance.

      Entre 1990 et 2002 les importations sont passées de 14 267 à 79 600 T/an, essentiellement d'Europe et du moyen orient. Les importations et le reconditionnement sont aux mains de quelques sociétés regroupées à Libreville quand la distribution est réalisée en deux temps par européens syro-libanais ou mauritaniens puis par une multitude de revendeurs ouest africains.

      Le prix ramené au Kg est passé de 356F en 1994 à 750 F en 2003. Le riz est consommé entre 3 et 6 fois plus à Libreville et Port Gentil qui concentrent les 2/3 de la consommation que dans le reste du pays. Le riz est consommé dans les ménages de 29 à 35 ans avec un nombre d'enfants à charge élevé d'un niveau socio culturel faible. Derrière cette stratification se profilent les facteurs coût et temps

      En conclusion, les recommandations suivantes sont avancées

    • Garantir les importations
    • Relancer la production nationale

Etude de faisabilité sur les produits forestiers non ligneux d’origine végétale au Gabon

IRAF Institut de recherches agronomiques et forestières
Léon NGUIMBI, resp
Libreville juin 2002.- 100 pages

Les habitudes alimentaires de nombreux pays comme le Gabon font en sorte qu’on ne puisse plus se passer des produits de cueillette même en ville. Ces produits, appelés produits forestiers non ligneux (PFNL) font l’objet d’un commerce intérieur. Ils permettent aux ruraux, en particulier les plus démunis, de disposer d’un revenu substantiel. En faisant l’état des lieux de ces produits a travers une étude bibliographique et une enquête de terrain, cette étude passe en revue la situation actuelle de ces produits et identifie leurs perspectives économiques. Certaines plantes cueillies et consommées seulement en période de disette sont riches en vitamines et jouent un rôle important de complément alimentaire pour les populations rurales. L’étude a permis d’inventorier les principaux produits récoltés par les ruraux pour le marche local comme l’irvingia, le noisetier d’Afrique, le safoutier, le nkumu (Gnetum africanum), les fruits charnus, les graines oléagineuses, les condiments le raphia et le rotin et de déterminer leur provenance et l’usage de chacun d’eux. Certaines de ces plantes présentent également des potentialités encore inexploitées au Gabon et pourtant font dejà l’objet d’exportation vers l’Europe par d’autres pays d’Afrique.

Marché de la viande bovine

La viande bovine made in Gabon déjà sur le marché de Libreville
Construit en 1979 par l'Etat pour assurer la consommation de la viande bovine produite à l'échelle nationale et par conséquent réduire de manière progressive la dépendance alimentaire du Gabon vis-à-vis de l'extérieur, le Ranch Nyanga, aujourd'hui racheté par le Groupe Siat Gabon, a placé depuis hier, au supermarché Prix Import de Libreville, sa première production de viande bovine. Un premier pas dans la commercialisation de son bétail de race N'dama qui atteindra sa vitesse de croisière d'ici à 2015 avec 20.000 têtes de bétail pour une production annuelle de 4.000 carcasses de viande bovine soit 25% de la consommation nationale.

Hier, nous avons été témoin du déchargement de la carcasse d'un taurillon de plus de 250 kg au supermarché Prix Import de Libreville, la première phase expérimentale de la commercialisation de la viande bovine "made in Gabon" du bétail du Ranch Nyanga. C'est le directeur d'élevage, le Dr vétérinaire Mostin Laurent, en présence du directeur commercial de Siat Gabon qui nous a donné les détails de cette opération en garantissant la qualité de cette viande biologique parce qu’aucune hormone ni aucun aliment concentré ne sont utilisés dans l'alimentation du cheptel de type N'dama dont la qualité première est la trypanotolérance. Le bétail estimé aujourd'hui à 2.600 têtes et en progression constante, est alimenté à base des aliments naturels. Le Ranch pratique en effet, un élevage de type extensif basé sur une rotation entre les pâturages, la distribution régulière de blocs à lécher (sel et oligoéléments) suivies de la reproduction. Le but est d'intensifier l'élevage par l'introduction de compléments alimentaires (tourteaux de palme), par la mise en place de pâturages améliorés (Brachiaria) et par des croisements industriels. Et ce sont tous les animaux issus de ces croisements industriels qui commencent à être commercialisés, d'où la dénomination de la viande bovine biologique qui vient d'être mise sur le marché de Libreville.

II y a déjà sur le Ranch affirme le Dr Mostin Laurent, une centaine de taurillon de 2 à 3 ans (entre 250 et 300 kg) qui sera abattue dans l'abattoir moderne de Tchibanga (une capacité d'abattage de 4 à 5 taurillons par jour) et commercialisé sur le marché national. Cette viande biologique qui est fraîche et non congelée parce que le processus sanitaire utilisé par l'abattoir de Tchibanga est celui de la marche en avant, c'est-à-dire de l'abattage à la chambre frigorifique (A preuve, l'animal abattu le mercredi, arrive en carcasse le jeudi à Libreville et la viande est vend Lie le vendredi) afin de conserver toute la qualité au produit commercialisé. L'objectif visé est d'atteindre en 2015 un cheptel de 20.000 têtes de bétail dans un Ranch dont la capacité est estimée à 25.000 têtes. En termes de production de viande bovine biologique commercialisable à cette échéance, les prévisions portent sur 4.000 carcasses de taurillons par an qui seront entièrement placées sur le marché national afin de couvrir 25% de la demande locale. Pour atteindre ce chiffre, la capacité de l'abattoir de Tchibanga sera portée à 30 animaux par semaine.

Quant à l'état du marché, la viande bovine du Groupe Siat Gabon aura comme concurrent, la viande bovine fraîche de l'Afrique du Sud mais en termes de qualité prix, le Dr Mostin Laurent nous a assuré que la viande biologique de Tchibanga sera de 15 à 20% moins cher. Par contre, elle sera un peu plus chère que la viande camerounaise -parce que d'une meilleure qualité. "Nous garantissons toute la traçabilité du produit, toute sa partie sanitaire et hygiénique" précise-t-il. Les perspectives d'avenir portent sur fa transformation locale des carcasses pour en tirer toute la valeur ajoutée notamment par la mise en place d'un département de coupe dans le nouveau abattoir afin de répondre plus ponctuellement à toutes les demandes. L'objectif est non seulement d'approvisionner les grandes surfaces commerciales, mais aussi les établissements hôteliers et les restaurants du pays. Aux consommateurs gabonais et résidents d'apprécier la qualité de leur viande bovine biologique en comparaison avec la viande congelée d'importation.


Gabon : Biyoghé Mba défriche le champ aux éleveurs
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Sécurité alimentaire et du Développement rural, Paul Biyoghé Mba, a convoqué le 30 mars dernier à Libreville les acteurs du secteur agricole, notamment les éleveurs, pour rappeler les impératifs fixés par le gouvernement au titre de l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a fait le point sur les différents moyens techniques et stratégiques à la disposition des éleveurs pour accroître leurs productions et améliorer leur compétitivité sur le marché local.

© D.R