Saturday, December 13, 2008

WHERE TO INVEST 2008

Les dix choses qu'un investisseur gabonais doit faire.

Les tendances du marché:
Le Gabon a un grand besoin en logements , le déficit est estimé à 160 000 d’après une étude basée sur une population de 1,3 million et en croissance annuelle de 6000 logements. Il existe aussi au Gabon un grand besoin en écoles et lycées. L’Etat gabonais a eu pour la première fois de son histoire recours à plusieurs établissements privés. Il existe aussi un grand besoin en motels à Libreville. Il est difficile de trouver des motels de qualités à un prix abordable, en plus le développement touristique de notre pays demande ce type d’infrastructures. De plus l’explosion de la téléphonie mobile sollicite de plus en plus de mobiles. Le café est le second produit d’utilité le plus consommée au monde, de plus le café a plusieurs bénéfices pour la sante. Le cybercafé est aussi un secteur porteur même si le débit demande d’être améliorée.


Tendances:
Logements
Ecoles, collèges et lycée
Motels
Téléphonie mobile
Cybercafé
Café
Transports


Insides Moabi Markets.







BVMAC

IZF.net

WorldBank

COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT GABONAIS

Voici la composition du nouveau gouvernement gabonais

Premier ministre, chef du gouvernement : Jean Eyeghe Ndong.
Vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la nature : Georgette Koko.
Vice-Premier ministre, ministre de la Culture, des Arts, de l’Education populaire, de la Refondation et des Droits de l’homme : Paul Mba Abessole.
Vice-Premier ministre, ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale : Jean Ping.
Ministre d’Etat, ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de l’Energie, des Ressources Hydrauliques et de la Promotion des énergies nouvelles : Casimir Oye Mba.
Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation : Paul Toungui.
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, chargée de la Famille et de la Promotion de la femme : Angélique Ngoma.
Ministre du Tourisme et des Parcs nationaux : Général Idriss Ngari.
Ministre du Contrôle d’Etat, des Inspections, de la Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement illicite : Honorine Dossou Naki.
Ministre de l’Enseignement tchnique, de la Formation professionnelle et de l’Insertion professionnelle des jeunes : Pr. Pierre André Kombila.
Ministre de la Marine marchande et des Equipements portuaires : Jacques Adiahenot.
Ministre de la Défense nationale : Ali Bongo Ondimba.
Ministre de l’Agriculture et du Développement rural : Faustin Boukoubi.
Ministre du Commerce, du Développement industriel, chargé du NEPAD : Paul Biyoghe Mba.
Ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Immigration : André Mba Obame.
Ministre de la Planification et de la Programmation du développement : Richard Auguste Onouviet.
Ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction : Général Flavien Nziengui Nzoundou (nouveau venu).
Ministre de l’Economie forestière, des Eaux et de la Pêche : Emile Doumba.
Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs, chargé de la Vie associative, Porte-Parole du gouvernement : René Ndemezo’o Obiang.
Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Etat : Jean Boniface Assele.
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Martin Mabala.
Ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de la Lutte contre la pauvreté : Vincent Essone Mengue.
Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Evaluation des politiques publiques des entreprises, et de la Politique de la ville : Pierre-Claver Maganga Moussavou.
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance sociale : Jean- François Ndoungou.
Ministre de l’Enseignement supérieur : Dieudonné Pambo.
Ministre du Logement, de l’Habitat et de l’Urbanisme : Patrice Tonda (nouveau venu).
Ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique : Michel Menga M’Essone.
Ministre de la Recherche scientifique et du Développement technologique : Albert Ondo Ossa.
Ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications, et des Nouvelles technologies de l’Information : Laure Olga Gondjout.
Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité, de la Protection de la Veuve et de l’Orphelin, et de la Lutte contre le Sida : Denise Mekame’Ne.
Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles : Josué Mbadinga.
Ministre des Transports et de l’Aviation civile : Dieudonné Mouiri- Boussougou (nouveau venu).
Ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Protection de la nature, chargé de la Protection de la Nature : André Christ Nguebi.
Ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, chargé de la Francophonie et de l’Intégration régionale : Noël Nelson Messone.
Ministre Délégué auprès du ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de l’Energie, des Ressources hydrauliques et de la Promotion des énergies Nouvelles, chargé des Ressources hydrauliques et de la Promotion des énergies nouvelles : Sylvain Momoadjambo.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, chargé de l’Economie : Charles Mba.
Ministre délégué auprès du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, chargé de l’Hygiène Publique : Koumba Souvi (nouveau venu).
Ministre délégué auprès du ministre de la Planification et de la Programmation du développement, chargé de l’Evaluation des politiques publiques, de la Programmation du développement : Célestin Bayogha Nembe.
Ministre délégué auprès du ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction, chargé de la Construction : Gisèle Laure Eyang Ntoutoume.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique, chargé de l’Enseignement primaire : Solange Mabignath.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Immigration, chargé de la Sécurité et de l’Immigration : Philippe Nzengue Mayila.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie forestière, des Eaux et de la Pêche, chargé des Eaux et de la Pêche : Alexandre Barro Chambrier.

Friday, December 12, 2008

INVESTIR AU GABON

Les opportunités du marché.
Les Accords signés avec le FMI et le Club de Paris, l’adoption de la nouvelle politique sectorielle du Gouvernement, les récentes privatisations (secteur agro-industriel, gestion du port) ou celles attendues à court terme (Gabon Telecom) devraient attirer de nouveaux investissements. En janvier 2006, le Gouvernement a approuvé le Document Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSCRP) lequel prévoit la réalisation de diverses interventions dans les secteurs des infrastructures, des transports, des communications, de l’eau et de l’électricité (400 milliards de FCFA d’investissement public programmé pour la période 2006-2008), et dans les secteurs essentiels de l’éducation, de la formation, de la santé et de l’habitat (194 milliards de FCFA). En mars, le Ministère des Travaux Publics, de l’Equipement et de la Construction a présenté aux partenaires au développement les plus impliqués dans les secteurs de compétence du Ministère en question (Banque Mondiale, Union Européenne, Banque Africaine de Développement, Agence Française du Développement, Banque Islamique de Développement), les projets infrastructuraux que le Gouvernement entend réaliser courant 2006-2012 avec le concours financiers des donateurs :
Infrastructures routières : entretien, renforcement et réhabilitation des routes bitumées et la réhabilitation de 7.843 km de routes non bitumées déjà classées ; construction de 1.936 km de nouvelles routes bitumées ; construction d’une gare routière dans chaque chef-lieu de province ;
Travaux d’assainissement : un vaste programme d’assainissement concernera en premier lieu Libreville et Port Gentil et s’étendra ensuite à d’autres villes du Gabon ; Tranports aériens : construction d’un nouvel aéroport à Malibé ( au nord de Libreville) et modernisation de 10 autres aéroports nationaux ; Infrastructures ferroviaires : réalisation de deux bretelles de la ligne ferroviaire principale Libreville-Franceville (670 km), entre Booué et Béliga (250 km) et entre Mélen et le Cap Santa Clara ; construction d’une gare intermodale ferroviaire/routière à l’entrée de Libreville ;
Infrastructures maritimes : construction de deux grands ports en eaux profondes (Mayumba et Santa Clara) ; modernisation et acquisition d’équipements de sécurité pour le transport fluvial et maritime ; Les projets ferroviaires et fluviaux sont liés aux nouveaux projets chinois et brésiliens d’exploitation de gisements de fer et de manganèse ;
>
Habitat : de nouvelles initiatives pour promouvoir la construction de logements sociaux dans les zones urbaines ont été entreprises par le Gouvernement, parmi lesquelles le développement de nouvelles zones constructibles et l’accélération du processus de délivrance de titres de propriété. Un vaste programme gouvernemental destiné à améliorer les conditions de vie des populations urbaines est actuellement en préparation et devrait être lancé en 2006 même si le financement de cet ambitieux programme n’est pas encore assuré ; Les produits italiens sont très appréciés sur le marché local.

Les produits les plus prisés sont : appareillages mécaniques et électriques ( groupes électrogènes, machines destinées à la transformation du bois, petits appareils pour la transformation des fruits et légumes), produits alimentaires, produits pour le secteur du batiment (sanitaires, carreaux), électroménagers. Les vêtements et les chaussures sont importés par la voie informelle.

Thursday, December 11, 2008

Saturday, July 5, 2008

BON

By Annie Logue, MSN Money

Wanna get rich quick?

If you want a high return, you'll have to accept a high degree of risk.

Maybe you're in the lucky position of making a little more money than you need to live on. Or maybe you've just received some cash you're not planning to spend for a long time, allowing you to stomach the ups and downs of, say, a tech investment.

In either case, putting a portion of your resources into a high-risk investment may make sense. Just make sure you're ready for the downside as well as the upside.

If you want to take on risk, we have seven strategies for you to consider:

1) Concentrate.

Diversification is great because it reduces risk. But at some point, you might want to build on your nicely diversified core with a big chunk of risk concentrated in one sector.

"If you're looking to do better than the average return, the only way is to reduce your diversification," says Jordan Kimmel, author of Magnet Investing and president of Magnet Investment Group in Randolph, N.J.

Concentration will increase your risk, and Kimmel says that's good, in the right circumstances.

Who should be "non-diversified"?

"You have to be willing to accept short-term volatility as the prerequisite for making money," he says. "The investments that have the smallest volatility also have the smallest end returns."

2) Leverage up.

One quick way to increase your risk and your potential return (as well as your downside) is to borrow money for your investment, usually through a margin account at a brokerage firm.

Tim Phillips of Phillips & Co., a wealth-management firm in Portland, Ore., suggests that moderate leverage is a way for clients to enhance their returns. But they need to be careful.

It's true that leverage can generate a return on money you don't have, but it generates an outsized risk as well. Pay attention now, get-rich-quick fans: Users of margin loans need to be keenly aware that a drop in the value of an investment can result in a margin call, requiring additional capital. Investors who can't pay can be wiped out.

3) Hunt for bargains.

As Chicago Cubs fans know, loving the underdog can be painful, but sometimes it pays off big. (Maybe this year? Nah.) That's why Phillips recommends that investors consider distressed securities, such as bonds

Tuesday, March 4, 2008

La ferme de la Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG), créée en 1968, avait connu des difficultés en 1995-1996 du fait de la levée de protection douanière au sein de l’UDEAC et de la concurrence du secteur informel. Elle a cependant su maintenir et développer son activité avec une production de 32 millions d’œufs par an. Quelques élevages privés de taille moyenne subsistent dans la périphérie des grandes villes, comme la Ferme du Paradis de Jacky Cochon, bien connu des librevillois. Le secteur du petit élevage privé semble en revanche susciter un intérêt croissant à la périphérie de Libreville, où plus d’une quarantaine d’élevages ont été recensés produisant 17 millions d’œufs par an, et vendant 300 T de viande par an (poules pondeuses de réforme), une dizaine d’éleveurs vendent environ 200 T de poulets de chair par an. Un programme de l’ONG Vétérinaires Sans Frontières vise à développer l’élevage de gibier de brousse (aulacodes : rongeur aussi appelé “agouti“, consommant pour 80% des fourrages, ainsi que des tubercules et des céréales). Il aide l’établissement d’éleveurs privés. Ces productions, qui sont un appoint non-négligeable au revenu des agriculteurs et devraient réduire les prélèvements d’animaux sauvages protégés, ne représentent que de faibles quantités comparées aux besoins d’une ville d’un demi million d’habitants.Une alternative aux surgelésJeter un œil sur un livre de recettes de cuisine gabonaises suffit à comprendre qu’en dehors de la pêche, la seule viande traditionellement consommée au Gabon est le gibier. L’élevage est relativement nouveau au Gabon. L’omniprésence de l’argent du pétrole à longtemps laissé croire que les Gabonais n’avaient pas à se compliquer la vie à investir dans le secteur de l’agro-alimentaire, source d’emplois physiques et contraignants, l’importations de denrées des pays voisins ou plus lointains réglant définitivement le problème. Hélas, l’accroissement des villes et la baisse des revenus traditionnels a changé la donne. Il faut maintenant compter ses sous au pays, et les produits importés coûtent trop cher pour beaucoup de Gabonais. À défaut de créer de véritables élevages industriels, il faut maintenant trouver des solutions efficaces pour nourrir la population de Libreville en améliorant petit à petit l’autosuffisance alimentaire du pays. Le gibier ne peut pas être chassé en quantité suffisante, sauf à détruire irrémédiablement l’atout maître du Gabon pour les années à venir, sa diversité biologique. De plus, l’irruption de la fièvre hémorragique Ébola rend suspecte une grande partie de la viande de brousse. Face aux faillites des grands projets de fermes d’état, il ne reste qu’à développer les petites unités de production privées, à proximité des grands centres urbains, l’état catastrophique des moyens de transport interdisant une production trop centralisée de viande fraîche.Mais là aussi, les mauvaises habitudes ont la vie dure. Dans le contexte périurbain de Libreville, le profil prédominant du candidat éleveur est celui du cadre d’entreprise ou du haut fonctionnaire. Ces candidats ne désirent pas effectuer eux-mêmes les travaux d’installation et de fonctionnement de l’élevage. Ils engagent et rémunèrent une personne à cet effet. Tout juste peuvent-ils assurer une surveillance plus ou moins rapprochée. Le personnel engagé est rarement aussi motivé que le “financier“ et la qualité de l’élevage s’en ressent toujours. Les causes sont diverses : salaires peu élevés ou non versés, mauvaises conditions d’habitation, manque de matériel, fourrage éloigné, etc. Les départs précipités sont fréquents et un élevage non entretenu, même durant quelques jours, subit des pertes inévitables. Les raisons pour lesquelles ces “financiers“ se lancent dans ce type d’élevage ne sont pas toujours les plus garantes de sa réussite : prestige, politique, assurance-retraite, amour des animaux, etc. Les objectifs d’autoconsommation et de rentabilité ne viennent qu’en dernière position. Dans ces conditions, la rigueur obligatoire et quotidienne dans la gestion de l’élevage fait défaut. Le manque d’expérience et de tradition en matière d’élevage organisé pèse lourd et une formation accélérée ne compense pas cet handicap. En clair, ce n’est pas demain que le Gabon produira la viande qu’il consomme. Pourtant, de nombreux signes permettent un peu d’optimisme à moyen terme : les petits éleveurs, souvent aussi agriculteurs, se multiplient autour de Libreville, avec l’aide d’organismes dynamiques comme l’IGAD ou d’ONG comme Vétérinaires Sans Frontières. Surtout, l’idée d’élevage de gibier fait son chemin. Déjà, quelques exploitations d’aulocodes (ou Agouti) voient le jour et des essais sur des espèces sauvages comme le Porc Épic ou le phacochère semblent prometteurs. Tout comme l’agriculture et la pisciculture, l’élevage entre doucement dans les mentalités gabonaises, se heurtant toutefois à des problèmes de financement, car démarrer une activité agro-alimentaire demande un investissement élevé, de formation et de main d’œuvre compétente. La Ferme du Paradis Partant d’une fabrique de brique au Cap Santa Clara, Jacky est aujourd’hui éleveur, charcutier et restaurateur, connu de tous à Libreville sous le nom de Jacky Cochon.«Tout à commencé lorsque j’ai construit ma première porcherie avec l’aide de copains, à partir de briques réformées, celles que je ne pouvais pas vendre. Dans un premier temps, j’élevais des cochons pour le plaisir. Il finissaient en festin deux ou trois fois par an avec la famille et les copains qui m’avaient aidé à construire les boxes. Les cochons se reproduisaient bien et vite.. J’ai donc commencé à agrandir la porcherie, puis j’ai cherché des débouchés à la viande car il fallait tout de même amortir un peu le coût de l’élevage, la nourriture surtout. Les boucheries de la place me proposaient des prix trop bas pour me permettre d’être rentable. Alors j’ai décidé de vendre en direct : j’ai développé le “Panier Ménage“, un demi cochon découpé et livré à domicile. Un ami cuisinier m’a appris à faire le jambon, puis les différents pâtés... J’apprenais à gérer un élevage de cochons de plus en plus important et, en même temps, à transformer la viande en charcuterie de plus en plus évoluée. Jusqu’au jour où j’ai pris la décision d’ouvrir ma propre charcuterie : la charcuterie Ikasa (Le Marché). Puis un peu plus tard, la “table de casse-croûte“ que j’avais installé dans la charcuterie est devenue un restaurant, mitoyen de la charcuterie. Maintenant, je gère trois entités distinctes : La Ferme du Paradis, la charcuterie Ikasa, qui fait aussi traiteur, et le restaurant Chez Jacky.»Lorsque Jacky raconte comment il est devenu le spécialiste du cochon à Libreville, tout semble simple et évident. Mais cette souriante modestie cache un énorme travail d’éleveur puis de charcutier. Ses premiers cochons étaient une race locale, produisant des animaux de 40 à 50 kg. Cela posait un réel problème de rentabilité : un cochon de 50 kg coûte cher à nourrir et a soigner mais produit très peu de viande. Malgré l’aide active de l’IGAD (Institut Gabonais d’Appui au Développement), il fallait construire les bâtiments, se former aux techniques d’élevage, acheter des animaux destinés à la reproduction, acheter les aliments, payer l’eau - un cochon en consomme 100 litres par jour - et les employés. Les petits cochons locaux ne permettaient pas d’attendre un seuil de rentabilité suffisant. Il lui a donc fallu faire venir des cochons d’Europe (puis dans un second temps pratiquer l’insémination artificielle avec l’aide de l’IGAD) et les croiser aux cochons locaux, plus rustiques mais surtout plus résistants à la chaleur et aux maladies. Aujourd’hui, après beaucoup de travail et de patience, les cochons de la Ferme du Paradis pèsent 250 kg. Les 60 truies destinées à la reproduction accouchent de deux portées annuelles de 12 à 15 cochonnets.«Au début, j’ai essayé d’élever aussi des canards, des lapins et même des moutons, mais c’est très compliqué de faire cohabiter tout ce petit monde. D’abord parce que les techniques d’élevage sont très différentes d’un animal à l’autre et qu’on ne peut pas les maîtriser toutes aussi bien. Ensuite, certains animaux apportent des maladies aux autres. Enfin, et surtout, cela demande des investissements très important pour chaque espèce élevée. C’est compliqué de gérer tout ça en restant rentable. Alors j’ai préféré me spécialiser dans les cochons et j’ai très vite abandonné les autres espèces.»Le résultat est convainquant : le “Label“ Jacky Cochon est reconnu pour la qualité de ses produits du terroir et la charcuterie Ikasa écoule la totalité de la production de la Ferme du Paradis.La SMAG, Société Meunière et Avicole du Gabon Avec ses 150 000 poules pondeuses, la SMAG est le plus gros producteur d’œufs au Gabon, fournissant les 2/3 de la consommation nationale.Fondée en 1969 par le groupe français Jean Louis Vilgrain, la SMAG a débuté ses activités au Gabon par l’agriculture et l’élevage. Petit à petit, la société s’est spécialisée dans les trois secteurs les plus porteurs : la minoterie, l’élevage de poules pondeuses et l’alimentation animale. Aujourd’hui, la SMAG produit 99% de la farine consommée au Gabon, par les particuliers, mais surtout dans les boulangeries et pâtisseries, et 3 200 000 œufs par mois.L’élevage de poules pondeuses est une activité très technique et demande beaucoup de soins pour rester rentable. L’investissement de départ est très lourd : achat de grands terrains, construction de bâtiments adaptés, achat et importation de poussins, formation de techniciens, nourriture pour des poules, qui ne commencent à pondre qu’au bout de 20 semaines, un œuf par jour au maximum, désinfection soigneuse et régulière des sites d’élevages, soins vétérinaires, transport et emballage des œufs... la liste des charges est très longue pour un œuf qui ne doit pas coûter plus de 100 F chez le détaillant final. Aussi, le rendement et la qualité de gestion des poules sont-ils primordiaux pour la viabilité d’un élevage industriel comme celui de la SMAG. Les œufs sont vendus frais et la production doit donc s’adapter à la demande des consommateurs. Une baisse des vente conduit à l’abattage de poules afin de ne pas avoir à nourrir des animaux dont on ne vendra pas la production mais qui continueront à manger chaque jour. Il faudra 3 mois pour revenir au volume de ponte maximum.Les œufs de la SMAG sont commercialisés à J+1, c’est-à-dire le lendemain de leur ponte. La date de production est inscrite sur l’emballage, afin de garantir au consommateur des produits toujours parfaitement frais.Mais avant d’arriver dans l’assiette du gourmet, le processus de fabrication est long et fastidieux. Chaque mois, la SMAG importe 14 000 poussins de France, par avion, tous de race Isa Brown, la souche la plus utilisée dans le monde, appréciée pour sa robustesse et la qualité de ses œufs. Placés dans l’une des 10 poussinières, ils vont y grandir tranquillement pendant 20 semaines, le temps d’arriver à maturité. À 20 semaines, les poules sont transférées dans un poulailler de ponte. Elles mettront encore 6 à 7 semaines avant de pondre un œuf par jour, leur rendement maximum, qui restera stable un certain temps avant de décroître doucement jusqu’à leur mort, 1 an plus tard environ. Durant toute la période de ponte, chaque poule mange environ 170 grammes de céréales par jour, doit être entretenue et soignée par un vétérinaire et vit dans un espace propre, quotidiennement désinfecté, afin d’éviter maladies et parasites. Les œufs sont automatiquement récoltés, dès leur ponte, pour être placés en alvéoles, ces plaques de carton bleues qui protègent les œufs de la casse, puis transportés au site de Lalala où ils seront marqués, emballés et conditionnés. Pour éviter la casse sur le trajet du site de production de Plaine-Nto à Nkoltang jusqu’au site d’emballage de Lalala, la SMAG refait régulièrement la route.La SMAG vends ses œufs à des grossistes qui les redistribuent ensuite à toute la chaîne commerciale, jusqu’à l’épicier de détail du quartier, chez qui l’œuf arrive dans les 48 heures après la ponte. Le processus est continu et demande une organisation minutieuse, du site de production au point de vente.La SMAG n’est pas le seul producteur d’œufs frais au Gabon, de nombreuses petites fermes plus artisanales se partageant le tiers restant du marché, ce qui représente tout de même le nombre non négligeable de 15 millions d’œufs par an. Avec son expérience et sa technicité, la SMAG est une source primordiale de conseils techniques pour ces petits producteurs.Produisant des aliments performants pour ses poules, la SMAG était apte a répondre à la demande d’éleveurs de produire aussi des aliments pour le bétail. C’est maintenant devenu sa troisième ressource avec 60 tonnes de farines et granulés par jour, aussi bien pour les volailles, que les cochons, les poissons, les lapins ou les chevaux. En fait, son unité de production est assez souple pour produire à la demande des aliments pour tous types d’animaux. Totalement renouvelée cette année, la jeune équipe dirigeante de la SMAG s’est fixée des objectifs ambitieux. Considérant que la consommation moyenne d’œufs par habitant est encore assez faible, les Gabonais ne mangent aujourd’hui, en moyenne, qu’un œuf par semaine, ce qui est très peu en comparaison d’autres pays, elle a mis en place une politique de développement de ses produits, appuyant par là même les autres producteurs qui devraient profiter de l’augmentation des ventes en résultant. D’autre part, le bénéfice des études en matière de soins et d’ali­mentation animales, destinées, dans un premier temps, à répondre aux besoins de rentabilité de son domaine avicole, est appliqué aux aliments développés pour êtres vendus aux éleveurs : il n’y a aucune différence entre la composition et les dosages des aliments vendus et ceux consommés par les poules de Nkoltang. Par ce biais, c’est toute la technicité de la SMAG qui est mise au service des éleveurs gabonais, ceux-ci disposant maintenant de véritables aliments performants, quelques soient les animaux qu’ils élèvent, produits sur place et donc immédiatement disponibles en quantités importantes.

Saturday, February 2, 2008

News

the battle for supremacy in the internet era is entering a tulmutuos new place.
Microsoft corp. placed a bol billions de dollars bet that to buing Yahoo Inc.